14/2/16

L'amour à l'italienne



Pour ceux qui fêtent l’amour au quotidien sans conventions.

Parfois, nous voyons étonnés comment la réalité semble dépasser la fiction… 
D’autres fois, nous voyons des contes devenir réalité.  



Mon niveau d’italien est à peine rudimentaire! Lamentablement, je n’ai pas hérité la langue de mes arrière-grands-parents.  Mais, en voulant me familiariser avec elle, je cherche des émissions intéressantes pour me familiariser et avoir du fun. Ce faisant, j’ai trouvé une mini-série coproduite en 2014 par l’Italie et l’Espagne pour la télévision publique de La Bella e la Bestia, (La Belle et la Bête) sur Internet.

La Belle et la Bête figure parmi les films d’animation que je le plus aimés à l’époque où mes filles et moi regardions ce genre de cinéma à la tonne! Cette histoire, pour une raison quelconque, m’émouvait toujours car mon romantisme adolescent ressort de temps en temps sans permission. Puis, il y avait cet aspect éducatif dans la version animée suggérant que les bonnes manières et les gestes gentils s’interprètent comme une démonstration d’amour au quotidien. Plus réaliste, la mini-série, va au-delà des formes et montre à son tour et avec dramatisme, l’importance des valeurs et reconnaît la bêtise comme une partie de la dualité humaine.

Si nous analysons la chose dans le temps présent, les mariages princiers passent à la télé à coté des histoires d’horreur perpétrées par de beaux et charmants êtres nous laissant horrifiés et dégoutés … 

Les 2 épisodes narrent une trame assez complexe et délicieusement illustrée à travers ses protagonistes : Léon DalVille, un prince devenu un homme sans piété et odieux suite au décès de son épouse.  Bella Dubois, fille d’un capitain, qui sera retenue par le prince comme sa servante jusqu’à ce que son père solde sa dette. Puis, il y a la Contessa Hélène, nièce du prince,  prête à tout pour marier Léon. 

La beauté de la scénographie et des costumes donnent un cadre fantastique à l’amour qui lutte contre tout et espère survivre à la fin. Mais le film ne s’arrête pas sur l’histoire romantique puisqu’il explore subtilement d’autres chemins, certains déjà connus, comme les conflits générés par les inégalités sociales de la France prérévolutionnaire et d’autres inattendus, comme la violence de genre. Comme dans tous les contes, certains sujets rentrent sur scène et sont résolus un peu rapidement mais la rendent quand même très intéressante. Bref, une belle adaptation. 

Ce petit bijou du romantisme classique a à nouveau touché mon cœur à deux jours de la fête de Saint-Valentin. Je souligne cette expression de l’amour quasi silencieuse qu’exploite le film qui contraste avec les démonstrations prétentieuses que l’on voit à cette date souvent. Cela m’a aussi amené à réfléchir sur la dualité de l’amour, qui peut aussi bien blesser profondément ou sauver et guérir une grande douleur.  

La mini-série, n’existe pas sous-titrée en français ou en espagnol (au moins, je ne l’ai pas trouvée!). Par contre, à mon avis, il est possible de comprendre les courts dialogues avec une base d’anglais ou d'italien (elle a été filmée originalement en anglais, doublée à l’italien et sous-titrée en anglais).

Beau, très beau pour s’inspirer avec l’amour pas seulement en février!


Épisode 1